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“ESPEJO ROJO”
Un film de Jean Ortiz et Dominique Gautier
Virgilio Pena« Espejo rojo » : l’histoire d’un humble ouvrier agricole d’Andalousie, héros sans le savoir et sans l’avoir voulu.
« Espejo rojo » : la vie indomptable d’un républicain espagnol, VIRGILIO PEÑA, qui a participé aux grandes pages du 20e siècle.

« Espejo rojo » : le cheminement d’un homme parmi les hommes, itinéraire depuis son village cordouan, Espejo, jusqu’à l’enfer de Buchenwald.
VIRGILIO PEÑA est né à ESPEJO (CÓRDOBA), le 2 janvier 1914, dans une famille pauvre d’ouvriers agricoles. Son père, véritable serf de l’aube au crépuscule dans une grande propriété, décide d’appeler son fils VIRGILIO en hommage au poète latin qu’il lit secrètement dans son grenier.
La collection de livres de poésie du père de Virgilio finira brûlée par la Garde Civile sur la place du village lorsque, en 1918, gronde la révolte paysanne. Puis le père meurt.

Le jeune VIRGILIO s’engage très jeune et participe à toute l’épopée républicaine, ce qu’il désigne comme sa « grande école ». Lorsque la République “éclate” en avril 1931, Virgilio hisse le drapeau tricolore dans la grand rue d’Espejo. Mais en 1936, après la victoire électorale du front populaire, l’Espagne “noire” se soulève avec Franco à sa tête. Virgilio participe à toutes les batailles pour défendre la République.

Jusqu’en février 1939 où le chemin de l’exil commence dans les “camps de la honte” sur les plages du Roussillon. En 1940, les armées allemandes agenouillent la France mais pas la volonté antifasciste qui anime Virgilio. Ainsi, début 42, il participe aux premiers actes de Résistance dans la région bordelaise.

Le 19 mars 1943, arrêté et torturé par la police de Vichy, il est livré à la Gestapo allemande. D’abord enfermé à Compiègne, il est ensuite déporté à BUCHENWALD, sinistre camp de la mort où il doit porter sur la poitrine le triangle rouge des “terroristes” (matricule 40843).

Dans ce naufrage de l’humanité, l’esprit de résistance ne s’éteint pas, les déportés s’organisent et participent à la libération du camp le 11 avril 1945. “Ce jour-là, je suis né pour la deuxième fois”.

Considéré comme apatride, Virgilio quittera Buchenwald parmi les derniers au début juin 1945. Il rentre en France et s’installe à Pau. Il y demeure toujours, grand-père tranquille, lutteur infatigable.
Pour commander le DVD : CREAV Atlantique 8, rue Paul Bert 64000 Pau  Tel 05 59 90 34 90 - email creav-pau@creav.net
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