Espagne au Coeur

Conrado Miret
Conrado MIRET MUSTÉ
(Barcelone 1906 - Paris 1942)

Chef des premiers groupes de francs-tireurs de la MOI (Main d’Œuvre Immigrée)

combattant les Allemands à Paris dès septembre 1941,  mort  le 27 février 1942 à la prison de la Santé, Paris.

Les informations ci-après ont été rassemblées et vérifiées par Henri Farreny au nom de l'Amicale des Anciens Guérilleros Espagnols en France (AAGEF-FFI).

Suite aux démarches entreprises par l’AAGEF-FFI, Conrado MIRET MUSTÉ a été déclaré "MORT POUR LA FRANCE"
(décision n° 94-2013 du Ministère de la Défense, 6 mai 2013).

En octobre 2013 - en l'Hôtel de Ville de Paris - un colloque a mis en lumière plusieurs autres figures de républicains espagnols, très souvent méconnus, qui comme Conrado Miret Musté, sont morts à Paris pendant l'Occupation, pour faits de Résistance. Citons-en quelques-uns : José Roig, Domingo Tejero, Josep Miret, Musté Luis Montero, Antonio Buitrago, Francisco Perramon, Celestino Alfonso, José Baron, Manuel Freire, Jaume Serot, Manuel Bergès ..

Conrado MIRET MUSTÉ est né le 15 avril 1906 à Barcelone (Espagne).

En 1936-1939 il combat dans l’Armée Républicaine Espagnole qui s'oppose au soulèvement du général Franco.

Comme suite à l’exode républicain du début  février 1939, il est interné en France dans le camp de concentration d’Argelès-sur-Mer.

En juin 1940, il gagne Paris et participe aussitôt au rassemblement des réfugiés républicains sympathisants du PSUC (Partit Socialista Unificat de Catalunya)
dont il est membre depuis sa fondation (fin juillet 1936).

Il est également en relation avec d’autres militants clandestins du PCE (Partido Comunista de España) et du PCF (Parti Communiste Français).

"Il dirige les unités armées, composées d’hommes et de femmes antifascistes de tous pays, membres de la M.O.I." (Témoignage d'Albert Ouzoulias).

Il participe notamment à des attaques contre des garages allemands - 5 septembre 1941, rue de Paris à Vincennes, et 19 septembre boulevard Pershing dans le 18e -
puis le 28 novembre 1941 contre un hôtel de la rue Championnet (18e) qui coûte la vie à trois soldats allemands.

11 février 1942 : arrêté à Paris par la police française, il est remis aux Allemands, sur leur demande, le 27 février 1942.
Le même jour, Conrado Miret Musté est déclaré mort dans une cellule de la prison de la Santé.
On peut légitimement supposer que sa mort fait suite aux interrogatoires endurés pendant 10 jours entre les mains de ses tortionnaires.

Le 13 juin 2014, une émouvante cérémonie (photo ci-dessous) était organisée par la Mairie de Paris à l'occasion du dévoilement d'une plaque apposée sur un mur de la prison de la Santé. Madeleine, nièce de Conrado Miret Musté, fille de Josep Miret Musté, son frère - très grand résistant lui aussi, mort en déportation à Mauthausen en 1944 - assistait à la cérémonie ainsi que Joan, son petit-neveu.

Paris 13 juin 14
1-  Jorge Amat, cinéaste – 2-  Pascal Cherki, député de la circonscription ; Nathalie Kociusko-Morizet, conseillère de Paris –  3-  Élisabeth Guy-Dubois, 1e maire-adjointe du 14e arrondt  ; Hermano Sanches-Ruivo, conseiller de Paris, délégué du 14e arrondt  aux Anciens Combattants –  4-  Catherine Vieu-Charier, maire-adjointe de Paris, chargée du Monde Combattant – 5- Pascal Cherki, député de Paris - 6- Henri Farreny, v-président AAGEF-FFI - 7-  Mlle Guistinatti, porte-drapeau de l’Association des Garibaldiens – 8-  Guy Scarpetta, coprésident de l’Amicale des Anciens Internés Résistants du Train Fantôme – 9-  Madeleine Midon, nièce de Conrad MIRET i MUSTÉ ; Joan Molet, petit-neveu de Conrad MIRET i MUSTÉ – 10-  Carine Petit, maire (PS) du 14e arrondt  –  11-  Françoise London, fille d’Artur et Lise LONDON, avec son époux Pierre DAIX, ancien de l’Organisation Spéciale  – 12 - Trois porte-drapeaux - 13 -  Claudine Aupetit.
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